Date de l'article : 11 mai 2026

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Nouveau spectromètre ICP : le LDA39 renforce ses capacités d’analyse des métaux

Le Laboratoire Départemental d’Analyses du Jura poursuit la modernisation de ses équipements analytiques avec la mise en service d’un nouveau spectromètre ICP acquis fin 2025. Après plusieurs semaines d’installation, de formation, de vérification des performances et de validation des méthodes, l’appareil est désormais pleinement opérationnel. Le laboratoire est aujourd’hui en capacité de rendre des résultats sous accréditation sur les paramètres déjà proposés, tout en ouvrant de nouvelles perspectives de développement analytique.

Un équipement stratégique pour le laboratoire

Le nouveau spectromètre ICP (Inductively Coupled Plasma – spectrométrie à plasma à couplage inductif), fourni par Thermo Fisher Scientific, a été acquis à l’issue d’un appel d’offres lancé à l’été 2025 sur la base d’une grille d’analyse tarifaire, technique et fonctionnelle particulièrement exigeante.

Cet investissement s’inscrit dans la continuité de l’expertise développée par le LDA39 depuis plusieurs années dans l’analyse des métaux par ICP-MS. Il permet aujourd’hui de renouveler un équipement devenu ancien et de moderniser le parc analytique du laboratoire. Les instruments de ce type figurent parmi les équipements les plus coûteux du LDA39 et disposent d’une durée de vie moyenne comprise entre 10 et 12 ans. Leur renouvellement est indispensable pour garantir la fiabilité des analyses et maintenir un haut niveau de performance.

Une mise en service exigeante au service de la fiabilité analytique

Entre la réception de l’appareil et la libération des premiers résultats, plusieurs semaines ont été nécessaires. La mise en service d’un nouvel ICP ne se limite pas à une simple installation technique : elle nécessite l’intervention de techniciens spécialisés pour le raccordement et les réglages de précision, suivie d’une phase de prise en main et de formation des équipes.

Une fois l’équipement installé, un important travail de développement et de validation des méthodes analytiques a été engagé. Pour chaque métal recherché, des séries d’essais répétées ont été réalisées afin de vérifier la justesse, la répétabilité et la fiabilité des résultats. Ces validations doivent être conduites pour chaque paramètre mais également pour chaque matrice analysée (lait, vin, eau, fromages…).

Afin de garantir la qualité des résultats rendus, le laboratoire participe également à des essais interlaboratoires (EIL). Ces comparaisons avec l’ensemble de la profession permettent de vérifier la justesse des mesures produites et de confirmer les performances attendues (Limites de quantification et incertitudes, en cohérence avec les Agréments du LDA39, agrément Santé et Agrément Environnement)
Paramètres analysés et performances analytiques
Le laboratoire est en capacité d’effectuer des analyses sur différents types d’échantillons tels que :
 – les eaux,
 – le lait,
 – les vins,
 – ou encore les fromages.
L’accréditation COFRAC porte uniquement sur les analyses réalisées sur les échantillons d’eau (Accréditation Cofrac Essais n° 1-0656, portée disponible sur www.cofrac.fr).
Le détail des paramètres accrédités (métaux et minéraux) est présenté dans le tableau ci-dessous.
Les résultats relatifs au dosage des métaux et minéraux dans les matrices lait, vin ou fromage sont rendus hors accréditation.

Paramètre Accréditation COFRAC Méthode Matrice Limite de quantification
Aluminium (Al) Eau uniquement NF EN ISO 17294-2 – ICP-MS Eaux douces 5 µg/l
Eaux résiduaires 10 µg/l
Arsenic (As) Eaux douces 0.25 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Bore (B) Eaux douces 5 µg/l
Eaux résiduaires 5 µg/l
Cadmium (Cd) Eaux douces 0.025 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Chrome (Cr) Eaux douces 0.5 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Cobalt (Co) Eaux douces 0.1 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Cuivre (Cu) Eaux douces 0.5 µg/l
Eaux résiduaires 1 µg/l
Fer (Fe) Eaux douces 1 µg/l
Eaux résiduaires 5 µg/l
Manganèse (Mn) Eaux douces 0.5 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Molybdène (Mo) Eaux douces 0.5 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Nickel (Ni) Eaux douces 0.5 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Plomb (Pb) Eaux douces 0.25 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Zinc (Zn) Eaux douces 1 µg/l
Eaux résiduaires 5 µg/l
Calcium (Ca) Eaux douces 0.5 mg/l
Eaux résiduaires 1 mg/l
Magnésium (Mg) Eaux douces 0.5 mg/l
Eaux résiduaires 1 mg/l
Sodium (Na) Non accrédité Eaux douces 0.5 mg/l
Eaux résiduaires 1 mg/l
Potassium (K) Eaux douces 0.5 mg/l
Eaux résiduaires 1 mg/l
Antimoine (Sb) Eaux douces 0.5 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Baryum (Ba) Eaux douces 5 µg/l
Eaux résiduaires 5 µg/l
Vanadium (V) Eaux douces 0.5 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Sélénium (Se) Eaux douces 0.5 µg/l
Eaux résiduaires 0.5 µg/l
Etain (Sn) Eaux douces 1 µg/l
Eaux résiduaires 2 µg/l


De nouvelles perspectives analytiques

Au-delà du maintien des analyses déjà proposées, ce nouvel équipement ouvre également de nouvelles perspectives pour le laboratoire.
Grâce à ce nouvel équipement, le LDA39 pourra élargir ses capacités d’analyses et développer de nouveaux paramètres. Parmi les perspectives envisagées figurent notamment l’analyse du mercure, l’accréditation de l’étain ou encore l’extension des recherches de métaux traces sur de nouvelles matrices.
Cet équipement permettra également de mieux répondre à certaines problématiques émergentes de santé publique et de surveillance environnementale. Les questions liées à la présence de cadmium dans certains territoires font notamment l’objet d’une attention croissante. Grâce à ce nouvel ICP, le laboratoire disposera des outils nécessaires pour accompagner les besoins d’analyses et les futures demandes des acteurs du territoire.
Avec cet investissement, le LDA39 confirme sa volonté de maintenir un haut niveau d’expertise analytique au service des collectivités, des professionnels et de la santé publique.